Haricot Tarbais, l’incroyable retour en grâce de l’enfant Bigourdan

Haricot Tarbais, l’incroyable retour en grâce de l’enfant Bigourdan

Vous pensiez le haricot blanc « has BEAN » ? Vous avez tout faux !

Au patrimoine de nos terroirs et plus particulièrement de celui du riche pays de Bigorre : le Haricot Tarbais. Labellisé Rouge et IGP, il est le seul fayot, au royaume des immaculés, à descendre d’une lignée locale datée du XVIII ème siècle.

Scan du QR code de ma carte d’embarquement et me voilà, Hop, dans l’avion.

Direction Tarbes pour enquêter sur cette véritable légende agraire.


Haricot Tarbais, l’incroyable retour en grâce de l’enfant Bigourdan

Cultivé dans les Hautes Pyrénées, sous les 700 mètres d’altitude, et dans les cantons limitrophes des Pyrénées Atlantiques, du gers et de la Haute Garonne, ce haricot blanc revient de loin.

Délaissé dans les années 60, avec l’augmentation générale du niveau de vie, le Haricot Tarbais est sauvé en 1986. Un homme, Pierre Pujol, conseiller de la chambre d’agriculture, signe son retour. Ce commingeois de naissance, devenu plus Tarbais que l’église Sainte Thérèse, se consacre jusqu’en 2000 à la relance de la légumineuse. Son objectif : aider les agriculteurs du pays à compléter leurs revenus en respectant les singularités locales y compris écologiques et sociales.

Aujourd’hui exporté aux USA et au Japon, ce haricot n’en reste pas moins un produit rare. Recherché, de qualité, résistant à la mécanisation il est également délicieux et bon pour la santé.Ses propriétés gustatives et nutritionnelles, sont en effet beaucoup plus intéressantes qu’il n’y parait. Le Haricot Tarbais à tout bon ! 

semences de souches locales 

Haricot Tarbais, l’incroyable retour en grâce de l’enfant Bigourdan

Au rang de la biodiversité locale notre fayot se révèle également premier de la classe. 

A l’heure où les 3/4 des semences sont la propriété d’entreprises internationales dont nous tairons le nom car ce serait leur faire publicité, les graines de ce haricot sont produites et certifiées par L’Association Interprofessionnelle du Haricot Tarbais. Ici en territoire bigourdan les producteurs multiplient eux-mêmes les graines, deux : Alaric déposée en 1998 et enregistrée au catalogue officielle des variétés et Lapujole inscrite en 2008. 

cultivé sur maïs ou filet

Deux méthodes de cultures sont acceptées à ce jour. Le haricot ayant besoin d’un tuteur, on le cultive sur plan de maïs ou sur filet.

Haricot Tarbais, l’incroyable retour en grâce de l’enfant Bigourdan culture sur maïs

Ayant testé les deux méthodes lors de la récolte je peux vous dire que la plus facile, la plus rapide et donc la plus rentable est celle sur filet. Néanmoins l’ombre des épis protégeant des rayons du soleil, et leur vue étant plus agréable que celle des filets, je préfère le seconde.

culture sur filet

récolté à la main

Chaque automne, près de 300 petites mains viennent prêter mains fortes aux producteurs pour la récolte. Elles écartent les tiges, attrapent les gousses des deux mains, tirent d’un coup sec en prenant garde de ne pas laisser de haricots tomber des gousses. La récolte est garantie récoltée à 100% à la main.

traçable de la graine à l’assiette

Outre la méthode de culture et le goût, la Coopérative Pyrénéenne des Producteurs de Haricot Tarbais (CPPHT), 72 adhérents, 300 saisonniers, 8 salariés avec un chiffre d’affaires de 17 millions d’euros, a également bien compris les attentes croissantes de ses consommateurs. Désormais attentifs à la sécurité alimentaire, la filière a su leur répondre  en mettant en place un système de traçabilité de la graine à l’assiette sur tous ses produits (bruts ou cuisinés).

Haricot Tarbais, l’incroyable retour en grâce de l’enfant Bigourdan

savoureux et bon pour la santé

Flexitarisme, végétalisme, veganisme … A l’heure où beaucoup s’interrogent sur la consommation de protéines animales, les légumineuses, riches en protéines végétales, tirent leur épingle du jeu. D’autres arguments au bénéfice du Haricot Tarbais ? Sa haute teneur en fibre. Moins de 2% de matière grasse et une valeur énergétique très faible : 168 Kcal pour 100g réhydratés.

Quant aux légendaires désordres intestinaux, sache ami lecteur que nous n’en avons eu vent. Les sols peu argileux et acides de la région garantissent à la peau du haricot, une finesse optimale et une digestabilité du même niveau. Votre hôtesse en est le témoin, point de flatulences avec cette graine là.

Au palais le tarbais se révèle particulièrement fondant, apte au service salé comme au sucré. Sa très faible teneur en amidon confère, au lingot, une texture fine et qui se tient parfaitement à la cuisson. Exit les fayots trop cuits sans goût.

on le prépare comment ?

  • En le faisant tremper la veille dans un grand volume d’eau.
  • Au moment de la cuisson, on le verse dans un nouveau grand volume d’eau froide propre.
  • On porte à ébullition. Une cuisson de 30mn les livrera al dente, 45 mn pour plus moelleux.
  • On égoutte, on accommode.

Je dois avouer qu’en salade avec beaucoup d’herbes et une jolie vinaigrette, j’adore ca ! En purée version hoummos c’est pas mal non plus.

Pour plus d’idées recettes je vous invité à consulter celle du site des producteurs

Haricot Tarbais, l’incroyable retour en grâce de l’enfant Bigourdan les haricot avant d’être triés et empaquetés

voyage fait sur invitation de la coopérative du Haricot Tarbais

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